Mon oncle Hersz Wolf a été interné à Drancy (Seine) du 21/08/1941 au 26/03/1942. Il figure sur la liste des internés juifs avec le n° 373 (raturé n° 366) chambre 12 escalier 8, profession manutentionnaire. Il a été déporté à Auschwitz du 27/03/1942 au 24/05/1942 par le convoi n° 1, gare de départ du Bourget-Drancy, via le camp de Royallieu-Compiègne. Ce train sera escorté jusqu'à la frontière allemande par des gendarmes français. Il a été déclaré Mort pour la France. Il avait 22 ans. Sa fiancée Paule se suicidera en apprenant sa mort.
[Klarsfeld II pages 345-348]
Paule et Hersz en 1941 |
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Mon oncle Charles a d'abord été interné à Drancy le 29/07/1942(célibataire, profession mécanicien). Il est ensuite transféré au camp de Pithiviers (Loiret) le 01/09/1942, puis au camp de Beaune-la-Rolande le 15/09/1942 (baraque 19 liste 12). De nouveau à Drancy le 21/09/1942.
Il est déporté à Auschwitz par le convoi n° 36 du 23/09/1942, gare de départ du Bourget-Drancy. Il arrive à Auschwitz le 25/09/1942 et il est tatoué avec le matricule 65564. Il est mort le 17/11/1942 au Häftlingskrankenbau (HKB), cyniquement appelé "'hôpital des prisonniers", block28. Il avait 23 ans. J'ai une photo de lui auparavant sur une base aérienne militaire, sans doute courant 1940 à Casablanca - Carzes ? Consultation des archives militaires en cours
[Klarsfeld III pages 1141-1142]
Charles à l'armée |
baraque 19 |
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Lors de la rafle du 20/08/1941, dite rafle du XIe, mon grand-père Jacob a d'abord été interné quelques semaines à Drancy jusqu'au 25/10/1941. C'était la première période Drancy. Je sais seulement que ma grand-mère pouvait encore lui apporter une musette et que mon père et ma tante essayaient de le voir derrière les barbelés, en se cachant. De cette période, j'ai aussi une quelques messages écrits sur des bouts de papiers.
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camp de drancy le 8/10/41 |
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Mon père Maurice a assisté à l'arrestation de son père à la maison par la police française, il était caché sous son lit et en a gardé un profond traumatisme. Je ne sais pas si c'était la première ou la seconde arrestation de Jacob. Probablement en août 1941, lors d'un passage chez ses parents à Paris, car Maurice était déjà dans un home de l'OSE dans la Creuse depuis fin juillet 1940 (le Masgelier). Eva était cachée chez des voisins. Une copine à Eva, Lyliane Frydman, aurait pourtant prévenu les parents la veille ?
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... les internés sont autorisés à recevoir, tous les 15 jours, une musette de linge propre |
Jacob a été interné au camp de Beauregard à Clefs (Maine-et-Loire) du 31/07/1942 au 22/11/1943. Il était réquisitionné en tant "qu'ouvrier israélite" et a travaillé comme bûcheron sur le chantier forestier n°1607 pendant plus d'un an. Il aurait quitté temporairement le chantier et serait retourné à Paris du 22 octobre au 15 novembre 1942 pour maladie (voir compte rendu départ chantier 2000). De cette période, j'ai une lettre officielle de la société des mines de Lens faisant part quand à la production de bois d'une priorité absolue pour les besoins de l'économie allemande. J'ai aussi une carte de voeux, probablement pour le nouvel an 1943, celle-ci bien que brève laissait encore transparaître un peu d'espoir.
Le 22/11/1943, Jacob est arrêté avec les autres internés par les nazis. Une lettre du chef du chantier (Henry Baudier) annonce l'arrestation à Rywka. Le 24/11/1943, il est à Drancy (reçu n° 27 carnet de fouilles n° 32 matricule n° 8796).
Jacob est déporté le 07/12/1943 par le convoi n° 64, gare de départ Paris-Bobigny. Il arrive à Auschwitz le 10/12/1943. Il est tatoué avec le matricule 167512 et interné au KL-III Auschwitz-Monowitz. Du 22/12/1943 au 23/01/1944, il figure dans le registre de "l'hôpital des prisonniers" de Monowitz. La dernière inscription dans son dossier signale son transfert le 23/01/1944 pour le KL-II Auschwitz-Birkenau (chambres à gaz, fours crématoires). Il avait 48 ans.
[Klarsfeld III page 1720]
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Que leur âme soit liée au faisceau des vivants.
.ת.נ.צ.ב.ה